Le Sens de nos pas

de Claire Norton

Publié en 2022, présenté par Yvette Decker

 

Depuis la mort accidentelle de sa mère, Philomène âgée de quinze ans, a perdu le goût de vivre, un grand mal être l’envahi. Son père, Benoît, ne semble pas prendre la mesure de l’état psychologique dans lequel se trouve sa fille, elle a l’impression que son père lui ment. Pourquoi sa mère était-elle seule dans le véhicule de retour d’Alençon ?

Après avoir lu la messagerie de cette dernière, elle opte pour un suicide, s’empare comme une voleuse des documents éparpillés sur le bureau, et compte seule, mener son enquête.

Auguste âgé de quatre vingt cinq ans est assit sur son banc, dans un parc face à sa maison, magnifique meulière qui semble vieillir avec lui, qui la tient de ses parents et grands-parents.

Au cours d’un mariage, il fait la connaissance de Jeanne qui sera  son unique amour.

Après de nombreuses années d’attente, Simon voit le jour, la famille est comblée.

Auguste s’investit beaucoup dans son rôle de père, mais aujourd’hui, son fils a tout oublié de sa jeunesse et complicité. 

Les années passent, Jeanne tombe malade et meurt, il lui reste Bounty le chien ramené par Jeanne un jour de marché. 

Peu de temps après, son fils, sa belle-fille Nathalie dite, Cruella, et son petit-fils Hugo viennent habiter avec lui.

La vie change du tout au tout, il n’est plus maître chez lui, la télé fonctionne non stop avec des programmes bruyants, le privant de ses émissions favorites, c’est l’apocalypse.

Pour se consoler, il passe son temps dans sa chambre avec ses souvenirs, bibelots, photos, et sa passion pour l’origami. 

Les railleries et humiliations infantilisantes sont d’autant plus insupportables, que son fils Simon, n’ose pas s’opposer à sa femme. De ce jour, il fait semblant d’être sourd.

Bounty, pas très apprécié par la belle-fille, va malheureusement rejoindre sa maîtresse.

Auguste, ne se sentant pas bien va consulter, le diagnostic est sans appel, cancer du pancréas, mais il n’en dit mot à personne.

C’est décidé, il  ne subira pas le calvaire de Jeanne, sa fin de vie se passera en Suisse.

Un jour il surprend une conversation, sa belle fille envisage de le mettre en maison de retraite.

Là il ne voit qu’une solution, la fuite.

Comme chaque jour, il rejoint son banc, il y trouve Philomène, tous deux lient la conversation, chacun fait part à l’autre de ses préoccupations, leur objectif commun, fuir.

Le rendez-vous est pris, et dans la plus grande discrétion, un matin, les voilà partis pour un fabuleux périple.

La priorité sera donnée à Philomène, qui est à la recherche de la vérité sur la mort de sa mère, quand à Auguste il doit  retrouver Paul, à qui il a causé du tort, et veut se faire pardonner avant de rendre son dernier souffle.

 L’alerte est donnée, aussi bien du côté de Benoît que de celui de Simon, pour retrouver les fuyards. Mais la tâche n’est pas aisée, Auguste n’a pas de portable ni carte bancaire, quand à Philomène elle reste sur messagerie.

 

Les situations rocambolesques vécues par Auguste lui auront  permis de se surpasser physiquement, malgré la maladie, tellement motivé par cette petite Philomène à laquelle  il s’est attaché et qu’il appelle d’ailleurs, son phénomène, il se sera senti utile tout simplement.

 

 

Un tandem admirable au service de l’amour de son prochain, qui a su rapprocher ceux qui s’aiment, mais qui avaient oublié. Mission accomplie pour Auguste, belle fin de vie.